17 mai 2018 : Décryptage de la visioconférence XMPie "Impression personnalisée avancée"

L'incontournable David Baldaro - Responsable Marketing Produit chez XMPie - commence par une présentation générale des zones d'intervention de XMPie (impression personnalisée, impression en ligne et communication omnicanale). Il rappelle à l'occasion les fondations technologiques sur lesquelles XMPie repose depuis l'an 2000, à savoir la séparation - désormais classique dans tous les domaines de l'informatique - entre les données, la logique et le rendu visuel. Concernant "l'impression personnalisée", David émet l'idée que l'on pourrait élargir le sujet à la "composition personnalisée" : de nos jours, la destination des documents produits par XMPie n'est pas nécessairement une presse : il peut tout aussi bien s'agir de "PDF à la demande" (PDF restitués en direct au visiteur du microsite Internet d'une campagne de communication omnicanale) ou de PDF amenés à être archivés, qu'ils soient interactifs ou non.

XMPie dans Adobe InDesign

7:30 : David rappelle l'importance des objets de personnalisation XMPie ("ADOR"), dont l'utilisation par les infographistes ou Web Designers va pouvoir dépasser les barrières des canaux ; grâce à ce concept, on ne se soucie plus des données ni de la logique lors de la conception graphique. Et toute modification en amont des données ou de la logique sera non seulement totalement transparente pour les infographistes, mais se "reportera" automatiquement sur tous les canaux, sans nécessiter aucune intervention, ni au niveau infographie ni au niveau production. Ces objets peuvent invariablement être utilisés dans tous les logiciels hôtes proposés par XMPie : Adobe InDesign pour le document imprimé ou publié, Adobe Dreamweaver pour les canaux numériques, Adobe After Effects pour les vidéos personnalisées. Les canaux "numériques" (Internet, emails et SMS) bénéficiant en outre de l'apport depuis 2016 de la technologie XMPie OpenXM, basée sur AngularJS.

8:30 : le thème du jour étant la composition de documents, David rappelle l'importance de l'intégration de la palette XMPie dans Adobe InDesign : cela permet de travailler sur des documents graphiquement riches, dans un environnement que de très nombreux infographistes maîtrisent parfaitement. Cela apporte la variabilité dans le modèle de document, permettant de produire des messages pertinents, dont les mercaticiens savent qu'ils sont indispensables pour atteindre les taux de transformation dont ils rêvent.

11:00 : Amit Cohen prend les commandes de la conférence. Amit est Responsable R&D chez XMPie. Il a donc une connaissance très poussée des fonctionnalités actuelles et futures des solutions, et de tout ce qui se joue "derrière la scène" pour aboutir au résultat. Il nous montre d'abord comment récupérer simplement dans InDesign un document hébergé sur le serveur... tout cela sans quitter InDesign, directement depuis le menu "Fichier". Il nous montre comment parcourir les données (hébergées sur le serveur) et voir le contenu du document devenir magiquement dynamique et pertinent, en fonction des données, de la logique et de l'infographie (tout ceci est du domaine du connu pour les utilisateurs expérimentés de XMPie : textes, images, styles, calques, planches, supports et codes barres peuvent varier). Il nous montre aussi comment initier une composition sur le serveur, directement depuis la station InDesign (la composition est donc réalisée "en tâche de fond", sur le serveur, la station de travail étant immédiatement disponible pour continuer à concevoir des documents, qu’ils soient ou non relatifs à XMPie. Enfin, il nous prouve que la file d’attente du serveur reste à portée de main de la station, et qu’il est possible de télécharger les fichiers de sortie.

Palette XMPie dans InDesign

13:30 : David s’ennuie, visiblement, et réclame à Amit une démonstration avec ce qu’il appelle des « documents plus complexes », à savoir des documents « transactionnels ». Il est vrai que l’arrivée récente sur le marché de presse numériques laser ou jet d’encre proposant une qualité d’impression tout à fait acceptable, même en couleur, a remis au goût du jour la production « trans-promotionnelle », où les documents marient habilement des données « transactionnelles » (parfois contractuelles, règlementaires ou légales) avec des informations « promotionnelles » (accroches, slogans, visuels fortement enrichis). Amit nous montre (14 :30) comment baliser le bloc de texte d’un modèle de document InDesign à partir d’un objet de personnalisation de type « Table », injectant ainsi des données tabulaires (similaires à celles d’une feuille Excel). Amit rappelle que, si les données proviennent bien de XMPie (via le traitement des données par la logique), l’aspect visuel du tableau est entièrement à la portée de l’infographiste InDesign, avec les outils qu’il/elle a l’habitude d’utiliser (entête, couleur de fond, quadrillage, pyjamas, etc.).

16:00 : interpellé par David, Amit montre qu’il est même possible de paramétrer les colonnes d’un tableau XMPie, de manière à utiliser des images variables – et non pas seulement du texte. Cela apporte immédiatement la touche « graphique » qui pouvait faire défaut à ce type de tableau (imaginez des drapeaux, des logos, des vignettes de produits, etc.).

Les deux compères font alors remarquer que ce même objet de personnalisation peut être utilisé pour baliser non pas un bloc de texte InDesign (afin d’en faire un tableau dynamique) mais aussi un bloc d’image (afin d’en faire un graphique dynamique, tel qu’un camembert, un histogramme, etc.).

17:00 : la discussion s’engage résolument dans des aspects typiques du transactionnel : les tableaux « débordants » (ceux dont la hauteur est - par nature - imprévisible, et qui vont donc nécessiter plus de place pour être restitués dans leur intégralité). Au plus simple, ceci peut être réalisé via la fonctionnalité de « liaison de blocs » de InDesign. Mais XMPie apporte une touche supplémentaire : la possibilité de générer autant de pages supplémentaires que nécessaire ; et les modèles de ces pages « filles » pourront être différents de celui de la page « mère » (dans le cas où il n’y a pas de donnée tabulaire pour un destinataire, il suffit de décocher la case « Générer au moins une instance de la page modèle » pour ne pas générer cette page… vide.

Générer au moins une instance de la page modèle

20:30 : On nous montre aussi comment la fonctionnalité InDesign "Texte > Insérer un caractère spécial > Marques > Numéro de page active" devient instantanément dynamique grâce à XMPie, en générant le bon numéro de page sur les pages "filles" générées par le débordement de texte.

22:00 : On passe ensuite à l'insertion de codes-barres, visant à sécuriser l'intégrité et l'intégralité d'une production ; Amit associe le numéro de destinataire et le numéro dans page et applique le code barres résultant dans la marge de son document - tout ceci est généré dynamiquement, bien sûr, aucun pré-traitement n'est nécessaire et on ne fait pas usage d'une collection d'images de codes-barres fournie par une application tierce : c'est bien là du XMPie natif !

24:00 : Constatant qu'une partie de la page n'est pas utilisée (du fait qu'un tableau dynamique peut incidemment être trop court pour couvrir toute la page), David demande comment tirer parti de ces centimètres carrés pour appliquer un message promotionnel. Amit montre comment il gère ce point, à partir d'objets "Visibilité", appliqués à des planches InDesign, porteuses de bons de réduction. Y compris lorsque l'on souhaite faire figurer ces images en bas de page (et non "flottantes à la suite du tableau"), cf. 28:30 - Amit réussit ce coup fumant en utilisant un doublon "invisible" du tableau, auquel sont adjointes les images, l'ensemble étant taqué en bas grâce à la fonctionnalité InDesign "Options de bloc de texte > Général > Justification verticale > Alignement > Bas".

32:00 : on passe maintenant aux cahiers. La première problématique abordée concerne la numérotation des pages ; tout aussi naturellement qu'en mode transactionnel, elle va utiliser la fonctionnalité classique de numérotation de InDesign (appliquée aux gabarits de page), dynamisée par XMPie. Chaque section pouvant d'ailleurs utiliser un style de numérotation distinct (romain, arabe, etc.).

34:30 : Amit nous explique comment, en liant des planches complètes les unes aux autres dans ses gabarits (et non en liant des pages), il parvient à s'assurer que les début de chapitre figureront systématiquement sur la page de droite.

36:00 : le nombre de pages du cahier pouvant, par essence, être différent d'une copie à l'autre, on peut alors s'interroger sur la table des matières, qui non seulement va faire référence à des numéros de page différents, mais peut aussi faire référence à des chapitres différents, d'une copie à l'autre. La fonctionnalité de "Page > Table des matières" InDesign, pilotée par XMPie, devient là aussi dynamique.

44:00 : David - qui doit décidément avoir des presses "continu" dans son garage - interroge Amit sur la capacité du moteur de composition XMPie à "combler" la fin d'un cahier plus court que prévu, avec le nombre de pages adéquat pour atteindre une valeur prédéterminée (16, 24 ou 32, par exemple - un multiple de 4, en tout état de cause...). XMPie a introduit cette fonctionnalité avec sa version 9.1 (elle n'est disponible, précisons-le, que sur serveur et uniquement en sortie PDF/VT-1 ! ).

Pages de comblement

48:00 : Les intervenants comprennent la densité des informations qu'ils ont délivrés, et recommandent aux clients de passer le temps nécessaire sur le Campus XMPie (en), afin d'y approfondir et conforter leurs connaissances.

50:00 : où l'on passe aux questions / réponses ; en voici deux qui ressortent du lot :

  • Qu'en est-il du PDF interactif ? XMPie l'a proposé à quelques clients ; la fonctionnalité devrait être généralisée, dans un avenir certainement proche mais non précisé - A ce sujet, notez que west-digital.fr a déjà développé une extension XMPie permettant de générer des PDF interactifs dont les liens sont personnalisés ( = liés à des objets de personnalisation XMPie, donc pertinents pour chaque destinataire ! ). Contactez-nous si le sujet vous intéresse !
  • Quel type de source de données est supporté par les objets "Tableau" de XMPie ? Virtuellement, toute source de données de type "fichier" (telle que MS Excel, MS Acces, CSV ou XML) ou toute base de données de type "serveur" (MS SQL Server, MySQL, Oracle, etc.) est supporté.

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